La location avec option d'achat (LOA), aussi appelée leasing ou crédit-bail pour les particuliers, est un contrat qui permet de louer un véhicule sur une durée définie, avec la faculté de l'acheter au terme pour un prix fixé dès la signature. C'est une alternative au crédit auto classique lorsqu'on hésite entre rouler en voiture récente et en devenir propriétaire. La fiche officielle service-public.gouv.fr — LOA ou LLD en détaille les règles.
À la différence d'un crédit, l'utilisateur n'est pas propriétaire pendant la durée du contrat : le véhicule appartient à l'organisme loueur, qui l'immatricule à son nom et figure en titulaire sur le certificat d'immatriculation. Le locataire est indiqué en case C.4.1.
Le contrat se décompose en trois éléments financiers fixés à la signature :
La LOA est soumise aux règles du crédit à la consommation. À ce titre, les obligations du prêteur (fiche FISE, vérification de solvabilité, TAEG plafonné par le taux d'usure) s'appliquent — voir la fiche service-public.gouv.fr — obligations de la banque. L'emprunteur dispose également du droit de rétractation de 14 jours après signature, expliqué sur la fiche service-public.gouv.fr — droit de rétractation.
À l'issue du contrat de LOA, le locataire choisit entre trois options :
Certaines LOA permettent également une levée anticipée d'option, moyennant le paiement du capital résiduel et, le cas échéant, d'une indemnité contractuelle.
Le contrat fixe un kilométrage contractuel, exprimé en kilomètres par an ou sur la durée totale. En cas de dépassement, le locataire doit payer un forfait kilométrique, généralement compris entre 0,05 € et 0,20 € par kilomètre supplémentaire selon la gamme du véhicule.
L'état du véhicule au moment de la restitution fait l'objet d'un procès-verbal contradictoire avec comparaison à une grille d'usure raisonnable annexée au contrat initial. Tout dommage excédant cette grille — impact sur jantes, rayure profonde, sellerie abîmée — donne lieu à facturation. Ces frais ne s'appliquent pas si le locataire lève l'option d'achat, puisqu'il devient alors propriétaire en l'état.
L'assurance du véhicule est toujours à la charge du locataire, le plus souvent sous forme d'un contrat tous risques. Le loueur peut exiger un périmètre minimum de couverture pour protéger la valeur résiduelle du bien. Les obligations spécifiques sont détaillées sur la fiche service-public.gouv.fr — assurer un véhicule en leasing.
L'entretien est laissé au choix du locataire selon la formule retenue. Les contrats « tout compris » intègrent révisions, pneus et assistance pour un loyer plus élevé ; les contrats secs laissent l'entretien à la charge du locataire, qui doit conserver les factures et respecter le carnet constructeur pour ne pas s'exposer à des frais au moment de la restitution.
Le choix entre LOA et crédit auto classique dépend du profil de conducteur. La LOA convient aux automobilistes qui veulent rouler récent, changent de voiture tous les 3 à 4 ans et préfèrent la souplesse du choix final ; le crédit classique reste plus économique pour ceux qui comptent conserver leur voiture au-delà de cinq ans.
La LOA se distingue aussi de la location longue durée (LLD), qui n'offre aucune faculté d'achat : au terme de la LLD, le véhicule est obligatoirement restitué. Le panorama complet des formules figure sur la page solutions de financement auto.
Le budget de mise en service ne se limite pas aux loyers : prévoir la prime d'assurance auto imposée au contrat, et, si le véhicule est in fine racheté, le coût du certificat d'immatriculation lors du changement de titulaire.