La location longue durée (LLD) est un contrat par lequel un organisme financier met un véhicule à la disposition d'un particulier ou d'une entreprise pendant une période déterminée, contre le paiement de loyers mensuels. À la fin du contrat, le véhicule est obligatoirement restitué : aucune option d'achat n'est prévue. Ce point la distingue de la location avec option d'achat, détaillée par la fiche service-public.gouv.fr — LOA ou LLD.
Née dans la gestion des flottes d'entreprise, la LLD s'est ouverte aux particuliers à partir des années 2010. Elle séduit les automobilistes qui veulent rouler en voiture récente sans se soucier de la revente, et ceux qui considèrent la voiture comme un service plutôt qu'un patrimoine.
La durée d'un contrat de LLD varie généralement de 12 à 60 mois, pour un kilométrage contractuel défini à l'avance — typiquement de 10 000 à 30 000 km par an. Le loyer couvre l'usage du véhicule ; la plupart des offres intègrent en option ou par pack l'entretien, l'assistance, le remplacement des pneumatiques et parfois l'assurance.
Le véhicule reste la propriété du loueur pendant toute la durée du contrat. Il est immatriculé au nom du loueur, tandis que le nom du locataire figure en case C.4.1 du certificat d'immatriculation. Les démarches associées sont détaillées sur la fiche service-public.gouv.fr — carte grise d'un véhicule en LLD.
Les formules du marché s'organisent autour d'un socle commun (usage du véhicule, fabrication, documents d'immatriculation) auquel s'ajoutent des prestations optionnelles :
L'assurance du véhicule est toujours à la charge du locataire. Le contrat imposé par le loueur est généralement tous risques avec une franchise réduite, pour protéger la valeur du véhicule restituable. Le détail de cette obligation figure sur la fiche service-public.gouv.fr — assurer un véhicule en leasing.
La restitution est un moment clé du contrat. Le loueur procède à un état des lieux contradictoire au retour du véhicule, en se référant à une grille d'usure raisonnable généralement annexée au contrat de départ. Les frais qui peuvent être facturés portent sur :
À l'inverse, un kilométrage sous-réalisé donne rarement lieu à remboursement. Anticiper le kilométrage réel lors de la signature est donc une précaution à prendre au sérieux ; un ajustement contractuel en cours de bail est possible chez la plupart des loueurs.
Les contrats de LLD prévoient généralement que, en cas de résiliation anticipée, le locataire doit régler l'ensemble des loyers restant dus jusqu'à la fin du contrat. Certaines causes légitimes — décès, perte totale du véhicule, invalidité, surendettement — ouvrent droit à une rupture sans pénalité lourde. Pour les autres motifs (difficultés financières, changement de situation), la négociation avec le loueur reste l'unique voie, comme le rappelle la fiche service-public.gouv.fr — LOA ou LLD.
Le calcul économique dépend de l'usage. Trois profils y trouvent généralement un intérêt :
En revanche, pour un conducteur qui garde un véhicule plus de cinq ans et parcourt peu de kilomètres, un achat au comptant ou un crédit auto classique reste souvent plus économique sur la durée. Le comparatif d'ensemble est présenté sur la page solutions de financement auto.
La LLD ne permet pas l'acquisition du véhicule en fin de contrat. Un conducteur qui souhaite garder cette option préférera une LOA (location avec option d'achat), régie par le même cadre contractuel mais avec une valeur de rachat fixée dès le départ. Les deux formules exigent une assurance dont les particularités sont traitées sur la page assurance automobile.