L'assurance auto est une obligation légale pour tout véhicule terrestre à moteur circulant sur la voie publique, y compris un véhicule stationné ou non utilisé. Cette page présente les formules couramment proposées, le fonctionnement du bonus-malus, les principaux facteurs de tarification et les règles de résiliation applicables en France.
La référence juridique est le Code des assurances, qui impose au minimum une garantie de responsabilité civile pour couvrir les dommages causés aux tiers. L'attestation d'assurance et le certificat (carte verte) sont remis par l'assureur dès la souscription ; depuis avril 2024, la vignette verte n'est plus apposée sur le pare-brise, les forces de l'ordre vérifient la couverture via le Fichier des véhicules assurés.
L'obligation d'assurance s'applique dès qu'un véhicule est susceptible de circuler : voiture, deux-roues, quadricycle, caravane tractée à partir de 750 kg, engin de chantier. Un véhicule stationné dans un garage reste concerné tant qu'il n'est pas détruit et radié du fichier national. Le détail des cas particuliers est exposé sur la fiche service-public.gouv.fr — un véhicule doit-il être assuré même s'il n'est pas utilisé ?
Rouler sans assurance expose à une amende forfaitaire de 500 €, majorée en cas de récidive, à la suspension du permis et à l'immobilisation du véhicule. En cas d'accident, le conducteur non assuré reste personnellement redevable de l'indemnisation des victimes, laquelle est avancée par le Fonds de garantie des assurances obligatoires (FGAO) avant recours contre lui.
Les contrats vendus sur le marché se répartissent en trois niveaux de couverture.
Le choix dépend de la valeur du véhicule, de son âge, du kilométrage annuel et du profil du conducteur. Pour une voiture cotée moins de 3 000 € au Largus, la prime d'une tous risques dépasse souvent le bénéfice attendu d'une indemnisation — le tiers étendu représente généralement le meilleur compromis.
Le coefficient de réduction-majoration (CRM), plus connu sous le nom de bonus-malus, ajuste la prime en fonction de l'historique de sinistralité. Il s'applique au contrat, pas au véhicule, et suit l'assuré d'un assureur à l'autre via le relevé d'informations.
Le mode de calcul complet et les exceptions (règle de descente rapide après deux ans sans sinistre pour un assuré au plancher) figurent sur la fiche service-public.gouv.fr — bonus-malus dans l'assurance automobile.
Au-delà du coefficient bonus-malus, les assureurs tarifient en fonction de plusieurs critères. Les règles encadrant le montant de la cotisation sont décrites sur la fiche service-public.gouv.fr — règles concernant le montant de la cotisation.
Deux régimes principaux encadrent la fin d'un contrat auto. La loi Châtel oblige l'assureur à informer l'assuré de l'échéance annuelle et de la possibilité de ne pas reconduire le contrat, dans un délai qui court au minimum quinze jours avant la date limite de non-reconduction. La loi Hamon (2014) permet, après un an de détention, de résilier à tout moment et sans frais, le nouvel assureur prenant en charge les formalités. Les conditions précises, les cas de résiliation en cours d'année (vente du véhicule, changement de situation) et les formalités à suivre sont exposés sur la fiche service-public.gouv.fr — résiliation du contrat d'assurance auto.
Le guide pratique pour engager la démarche se trouve sur la page résiliation avec la loi Hamon.
La garantie protection juridique, souvent incluse dans les formules tous risques, permet de faire valoir ses droits en cas de litige lié au véhicule. Son périmètre et ses plafonds varient fortement selon les contrats : voir la page garantie défense et recours avec protection juridique.