Le crédit auto classique est la formule la plus répandue pour financer l'achat d'un véhicule. L'emprunteur reçoit une somme de la banque ou d'un établissement de crédit, qu'il rembourse par mensualités constantes sur une durée fixée contractuellement. Deux variantes coexistent : le crédit affecté, lié à l'achat du véhicule, et le prêt personnel, sans affectation. Leurs règles communes sont exposées sur la fiche service-public.gouv.fr — règles du contrat de crédit à la consommation.
Dans les deux cas, l'acheteur devient immédiatement propriétaire du véhicule : celui-ci est immatriculé à son nom, il peut l'utiliser librement et le revendre à tout moment, sous réserve de solder le crédit en cours.
La différence tient au lien juridique entre le prêt et l'achat. Dans un crédit affecté, le contrat de prêt et le contrat de vente sont interdépendants ; dans un prêt personnel, l'emprunteur dispose librement des fonds.
Le plafond légal du crédit à la consommation est de 75 000 € et son plancher de 200 €. La durée minimale est de trois mois ; il n'existe pas de durée maximale, mais la pratique du marché pour un crédit auto se limite le plus souvent à 84 mois.
Le taux annuel effectif global (TAEG) regroupe le taux d'intérêt, les frais de dossier, la prime d'assurance emprunteur lorsqu'elle est imposée, et l'ensemble des frais obligatoires pour obtenir le crédit. C'est le seul indicateur qui permet une comparaison pertinente entre deux offres : une mensualité plus basse obtenue par allongement de la durée peut masquer un coût total bien supérieur.
Le TAEG est plafonné par le taux d'usure, recalculé chaque trimestre par la Banque de France et publié au Journal officiel. Le mécanisme et les seuils en vigueur sont consultables sur la page Banque de France — taux de l'usure. Un prêteur ne peut pas proposer un TAEG supérieur à ce plafond ; en cas de dépassement, le contrat est nul de droit en ce qui concerne les intérêts.
Le prêteur est soumis à plusieurs obligations préalables dont le détail figure sur la fiche service-public.gouv.fr — obligations de la banque :
L'offre de contrat est valable au minimum 15 jours, pendant lesquels le prêteur ne peut modifier les conditions annoncées.
Après signature, l'emprunteur dispose de 14 jours calendaires pour se rétracter sans motif ni pénalité. Le bordereau détachable joint au contrat permet d'exercer ce droit par courrier recommandé. Lorsque le crédit est affecté à l'achat, la rétractation entraîne l'annulation de la vente, le vendeur étant tenu de restituer l'acompte versé. Les modalités exactes sont détaillées sur la fiche service-public.gouv.fr — droit de rétractation.
Le remboursement anticipé — partiel ou total — est possible à tout moment. L'indemnité éventuelle est plafonnée par la loi : 0,5 % du capital remboursé par anticipation si la durée restante est inférieure à un an, 1 % au-delà. Cette indemnité ne s'applique pas aux remboursements inférieurs à 10 000 € sur douze mois.
La souscription d'une assurance emprunteur n'est pas légalement obligatoire pour un crédit à la consommation. Elle est cependant souvent exigée par le prêteur, en particulier pour les montants élevés ou les durées longues. Elle couvre en général le décès, l'invalidité et, en option, la perte d'emploi. Le coût — parfois présenté en TAEA (taux annuel effectif d'assurance) — s'ajoute au TAEG et peut représenter jusqu'à 30 % du coût total du crédit. Il est donc à négocier ou à mettre en concurrence.
Le crédit classique coexiste avec d'autres formules de financement : la location avec option d'achat, la location longue durée, le crédit ballon. Le panorama comparé est dressé sur la page solutions de financement auto.
Avant de comparer les offres, vérifier systématiquement le TAEG et le coût total du crédit, pas la mensualité seule : la page comparer un crédit auto expose les critères à examiner en priorité. Pour anticiper le budget total d'acquisition, penser au coût du certificat d'immatriculation et à la prime d'assurance auto, qui n'entrent pas dans le périmètre du prêt.