À partir du 1er mars 2020, le malus écologique passe à la norme WLTP, démarre à 138 g/km de CO₂ et atteint 20 000 € pour les modèles les plus émetteurs.
Le barème bonus-malus écologique 2020 connaît deux ruptures majeures. Au 1er janvier, le seuil de malus est abaissé de 117 à 110 g/km de CO₂ selon la norme NEDC, et le bonus écologique est conditionné par des plafonds de prix. Au 1er mars, le calcul bascule sur la norme européenne WLTP, plus représentative des conditions réelles de roulage : le seuil remonte à 138 g/km, mais le malus maximal grimpe à 20 000 € pour les voitures les plus émettrices. La prime à la conversion est maintenue.
Le malus 2020 s’applique en deux temps. Du 1er janvier au 29 février, la grille NEDC s’applique avec un seuil d’entrée à 110 g/km. À partir du 1er mars, la norme WLTP entre en vigueur pour homogénéiser les mesures à l’échelle européenne. Cette nouvelle norme conduit à des taux d’émission plus élevés que la NEDC pour un même véhicule, mais le seuil d’entrée est ajusté à 138 g/km pour tenir compte de cette différence méthodologique. Le calcul du montant dépend ainsi de la date d’immatriculation.
La norme NEDC, datant des années 1980, était critiquée pour son écart avec la consommation réelle. La norme WLTP, conçue pour mieux refléter les conditions de roulage urbain et autoroutier, donne des taux de CO₂ plus proches de la réalité. Le résultat est mécanique : pour un même modèle, le taux WLTP est plus élevé que le taux NEDC, ce qui justifie l’ajustement du seuil et des montants pour préserver la trajectoire fiscale du dispositif. L’écart moyen entre les deux normes se situe entre 20 et 25 % selon le segment du véhicule.
Le bonus 2020 reste réservé aux véhicules 100 % électriques et aux véhicules à hydrogène. Les hybrides rechargeables ne sont plus éligibles. La nouveauté de l’année est l’introduction de plafonds de prix.
La grille WLTP démarre à 50 € pour 138 g/km et progresse rapidement jusqu’à 20 000 € au-delà de 212 g/km. Quelques jalons clés :
La grille gramme par gramme, ainsi que la grille NEDC applicable jusqu’au 29 février, sont publiées par Légifrance. Pour une vente entre particuliers, le malus est acquitté lors de l’immatriculation via le site de l’ANTS.
La prime à la conversion est maintenue en 2020 et reste cumulable avec le bonus pour l’achat d’une voiture électrique. Son montant dépend du revenu fiscal de référence et du type de véhicule acheté. Les véhicules essence Crit’Air 1 et électriques restent éligibles, sous conditions de prix et de seuils d’émissions.
L’abattement familial de 20 g/km par enfant à charge à partir du troisième enfant s’applique au calcul du malus. Les personnes titulaires d’une carte d’invalidité, ou ayant à charge un enfant en bénéficiant, sont exonérées. Les véhicules immatriculés comme « véhicule automoteur spécialisé » bénéficient également d’un régime particulier.
Par rapport au barème 2019, le bonus 2020 introduit des plafonds de prix qui excluent les modèles électriques haut de gamme. Le malus, lui, est doublé sur les tranches hautes (10 500 € en 2019 contre 20 000 € en WLTP). Pour la suite, voir notre dossier bonus écologique 2022. Pour les options de financement, consultez la page financer son véhicule.
Le détail des modalités, des justificatifs et du calendrier d’application est publié sur service-public.fr. Pour comparer les émissions homologuées en WLTP par modèle, l’ADEME tient à jour un comparateur public. La plupart des constructeurs publient également les valeurs WLTP sur leurs configurateurs en ligne, ce qui permet de simuler l’impact financier du barème dès l’étape de la sélection des options. À la livraison, le certificat de conformité européen reste le document juridiquement opposable pour le calcul du malus, et c’est cette valeur qui figure sur la carte grise délivrée à l’acheteur après immatriculation.