La loi 2015-990 du 6 août 2015, dite « loi Macron », a ouvert plusieurs chantiers qui ont fait évoluer la formation au permis de conduire. L'objectif affiché à l'époque portait sur les délais d'attente — en moyenne 98 jours à l'échelle nationale, nettement plus dans les départements saturés — et sur le coût final pour le candidat. Dix ans plus tard, les dispositifs nés de cette réforme sont entrés dans le quotidien des auto-écoles et des candidats.
La page récapitule les principaux changements et leurs implications pratiques. Les démarches administratives relèvent désormais du téléservice ANTS ; la fiche service-public.gouv.fr — Permis de conduire centralise les règles générales.
La réforme a confié l'organisation de l'épreuve théorique générale (le code) à des opérateurs privés agréés. Cinq opérateurs principaux se partagent aujourd'hui les sessions : La Poste, SGS, Objectif Code, Dekra et Pointcode. Le candidat choisit son centre, sa date et passe l'épreuve sur tablette, dans une session de trente questions à choix multiples. L'inspecteur n'intervient plus à ce stade ; la vérification d'identité et l'encadrement des candidats sont assurés par un agent de l'opérateur.
Le tarif de la session est uniformisé à 30 € pour l'ensemble des opérateurs depuis 2016. Les modalités et la marche à suivre sont décrites sur la fiche service-public.gouv.fr — Épreuve théorique du permis (ETG). Les délais d'obtention d'une date sont désormais mesurés en jours, là où il fallait plusieurs semaines à la préfecture avant la réforme.
La durée minimale de vingt heures de formation pratique en auto-école, héritée du décret de 1989, a été supprimée pour le permis B classique. Le candidat peut en théorie se présenter à l'épreuve dès que son moniteur le juge prêt. Dans la pratique, la majorité des auto-écoles prévoient encore un volume d'environ vingt à trente-cinq heures, adapté au profil du candidat, car la réussite moyenne à la première présentation se situe autour de 55 %. Les vingt heures restent obligatoires pour la conduite accompagnée.
Le retour au permis après invalidation relève d'une procédure distincte, détaillée sur la page repasser le permis de conduire.
La loi a fixé l'objectif d'un délai maximum de 45 jours entre deux présentations à l'épreuve pratique, là où certains départements atteignaient plus de quatre mois. La mise en place des opérateurs privés pour l'ETG a libéré du temps d'inspecteur, entièrement réorienté vers l'épreuve de conduite. La réforme a également élargi le nombre de places offertes par candidat à hauteur de son taux de réussite en auto-école, ce qui a dégagé les flux.
Le prix d'une formation complète reste variable selon la zone géographique et le centre choisi. Les données consolidées par la Sécurité routière montrent une stabilité du prix médian autour de 1 800 € tous frais compris, avec une fourchette plus large en Île-de-France. La suppression du plancher de vingt heures n'a pas mécaniquement fait baisser le coût puisque le besoin horaire moyen est resté équivalent, mais elle a permis à certains profils déjà expérimentés de passer plus rapidement le permis.
La page financer son permis détaille les dispositifs d'aide (CPF, permis à 1 € par jour, aide aux apprentis, soutien France Travail) et la fiche service-public.gouv.fr — Aides financières pour le permis de conduire donne le cadre officiel.
La généralisation de l'inscription en ligne sur permisdeconduire.ants.gouv.fr a été l'un des effets indirects de cette réforme. Le dépôt d'une demande d'inscription, la fabrication et l'acheminement du titre passent aujourd'hui par ce seul portail, y compris pour les démarches post-invalidation ou post-annulation. Le guichet préfectoral pour le permis de conduire a été fermé en novembre 2017.
L'épreuve pratique — comptant 31 points à la grille d'évaluation — est toujours réalisée par un inspecteur de l'État. La période probatoire de trois ans (deux ans en AAC) est maintenue ; le barème des infractions et le fonctionnement du capital de points ne relèvent pas de la loi Macron et sont détaillés sur la page barème de retrait des points. La fiche service-public.gouv.fr — Permis probatoire précise le cadre applicable aux jeunes conducteurs.