Au décès du titulaire d'un véhicule, la carte grise doit être mise à jour au nom du ou des héritiers dans un délai de trois mois si le véhicule est conservé. Si le véhicule est vendu, l'héritier peut le céder directement sans passer par l'étape d'immatriculation intermédiaire — une procédure allégée instaurée pour éviter les doubles démarches.
Les règles applicables sont détaillées sur la fiche Carte grise : hériter d'un véhicule immatriculé en France. La démarche se fait en ligne sur le portail de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS).
Trois options existent selon la volonté des héritiers et la présence ou non d'un conjoint survivant :
Pour le conjoint survivant, la démarche est gratuite : la taxe régionale est exonérée en application de l'article 1599 quindecies du Code général des impôts. Dans les autres cas, le coût est identique à celui d'une immatriculation d'occasion classique (taxe régionale + taxe fixe 11 € + taxe de gestion 4 € + redevance d'acheminement 2,76 €, avec éventuel malus CO₂ pour les véhicules concernés).
Le dossier numérique doit comporter :
Pour une succession simple (conjoint survivant ou héritier unique) et un actif successoral sous un seuil légal, le certificat d'hérédité délivré par la mairie peut suffire. Au-delà, un acte notarié est exigé — la liste complète des formalités en cas de décès figure sur la fiche Un proche est décédé.
Si les héritiers ne souhaitent pas conserver le véhicule, ils peuvent le céder à un acquéreur (particulier ou professionnel) sans l'immatriculer préalablement à leur nom. Cette procédure dite de cession par les héritiers implique :
C'est l'acquéreur qui supporte alors les frais de la nouvelle carte grise. Le détail de cette étape et des pièces remises le jour de la vente est rassemblé sur la page sur le certificat de cession.
Si le véhicule est inutilisable ou non vendu, les héritiers peuvent le remettre à un centre VHU agréé qui délivre un certificat de destruction (Cerfa 14365*01). La procédure est décrite sur la fiche Véhicule à détruire et certificat d'immatriculation.
Dans tous les cas, il reste recommandé de résilier rapidement le contrat d'assurance du défunt pour éviter la poursuite des prélèvements, et de signaler le décès à l'assureur avec une copie de l'acte.