La franchise désigne la part de l'indemnisation qui reste à la charge de l'assuré après un sinistre. Elle est fixée au contrat, peut varier selon la garantie concernée et constitue l'un des principaux leviers d'arbitrage entre niveau de couverture et montant de la prime annuelle. Les contrats d'assurance auto cumulent souvent plusieurs franchises distinctes, applicables séparément à la garantie dommages, au bris de glace, au vol ou à l'assistance.
La logique tarifaire est mécanique : plus la franchise est élevée, plus la cotisation diminue, mais plus le reste à charge augmente en cas de sinistre. La page prime d'assurance détaille l'ensemble des facteurs qui pèsent sur le calcul de la cotisation.
Deux mécanismes coexistent. La franchise absolue est la plus courante : son montant est systématiquement déduit de l'indemnisation, quel que soit le préjudice. Pour un dommage de 1 200 euros et une franchise absolue de 300 euros, l'assureur verse 900 euros à l'assuré, qui supporte le reste.
La franchise relative, plus rare, joue comme un seuil de déclenchement : si le sinistre est inférieur ou égal au montant de la franchise, rien n'est versé ; au-dessus, l'assureur indemnise l'intégralité du dommage. Pour un dommage de 800 euros et une franchise relative de 300 euros, l'assureur verse 800 euros sans déduction. Cette formule subsiste sur certains contrats de bris de glace ou d'assistance.
Les contrats segmentent généralement la franchise par type de risque. Les ordres de grandeur observés sur le marché sont les suivants :
La garantie catastrophe naturelle obéit à un régime distinct. La franchise applicable est fixée par arrêté interministériel et l'assureur ne peut pas y renoncer contractuellement. Au 1er janvier 2025, elle s'élève à 380 euros pour les véhicules à usage privé. Une majoration peut s'appliquer dans les communes dépourvues de plan de prévention des risques naturels prévisibles et exposées à des arrêtés répétés. La page garantie catastrophe naturelle détaille ce mécanisme et la fiche service-public.gouv.fr — catastrophe naturelle ou technologique apporte le cadre réglementaire complet.
Plusieurs clauses peuvent modifier le montant de la franchise selon le profil du conducteur au volant lors du sinistre :
Le bon arbitrage dépend de trois variables : la valeur résiduelle du véhicule, la fréquence prévisible des sinistres et la trésorerie disponible pour couvrir le reste à charge. Pour une voiture cotée moins de 4 000 euros, augmenter la franchise dommages au-delà de 400 euros revient souvent à neutraliser l'intérêt de la garantie. À l'inverse, sur un véhicule récent et bien entretenu, accepter une franchise de 600 à 800 euros peut générer une économie annuelle significative sans probabilité élevée d'avoir à la supporter.
Le contenu d'une formule, les garanties facultatives et la place des franchises dans la grille tarifaire sont détaillés sur la fiche service-public.gouv.fr — garanties facultatives et assurance « tous risques ». La page assurance automobile rappelle les couvertures incluses dans les formules courantes.